mercredi 8 avril 2015

Hagi : poteries, découvertes cyclistes et abus coréens

Après une nuit très reposante, sans aucun bruit, je suis réveillé par les rayons du soleil. Qu'est-ce que cela fait du bien ! Le petit déjeuner à la pension est très bon, sans toutefois atteindre les sommets du dîner de la veille. Ayant une petite heure avant le départ de mon bus, je vais me promener une dernière fois dans Tsuwano. La petite mamie est là pour me dire au revoir. Sa pension est vraiment le meilleur hébergement du séjour et là ça va être dur de faire mieux !


9h30, départ pour Hagi, la capitale de la poterie. Mon bus est un véritable bus de campagne, qui s'arrête partout et sans qui les vieilles personnes (la majorité des passagers) n'aurait aucun moyen de locomotion. Le bus étant au max. 1/4 plein, j'espère que la ligne va survivre à cette génération de séniors...
11h, arrivée à Hagi sous un ciel radieux. Trop content de pouvoir enfin porter mes lunettes de soleil !
Après m'être un peu perdu, je trouve enfin la pension qui va m'héberger pour les 2 derniers jours du voyage à San'in. L'accueil est fort sympathique, une jeune femme avenante mais un peu hyperactive. La chambre par contre est une grosse déception : elle est ridiculement petite (env. 8-9 m²) et ressemble à un placard...
Ayant déposé mes bagages, je vais déjeuner dans un resto de nouilles Udon conseillé par la propriétaire de la pension. C'est pas cher et très bon ! Ensuite, je loue un vélo à proximité et pars à la découverte de Hagi. La ville me plait bien, elle a beaucoup de charme.


C'est nettement plus grand que Tsuwano, je suis trop content d'être en vélo. La vieille ville est jolie avec des ateliers et vendeurs de poterie partout.

Mais c'est le quartier des ruines du château sur lequel je flashe vraiment. Situé en bord de mer, le parc des ruines est très beau, avec plein d'arbres en fleur et de toute manière sous le soleil tout est toujours plus beau ;-).

Je visite quelques revendeurs de poterie. Il y a plein de jolies choses, mais c'est pas donné et je préfère acheter quelque chose dans un petit atelier que chez un grand revendeur dans le quartier touristique.


Réenfourchant mon vélo, je poursuis la balade le long d'un fleuve, visite l'ancienne gare de Hagi et continue à rouler jusqu'à une presqu'île au sud-est de la ville. Cet endroit m'a été chaudement recommandé par la propriétaire de la pension et je ne suis pas déçu !

Toutes les maisons ont été construites au bord d'un ruisseau qui est presque en symbiose avec les constructions, ses eaux pouvant être directement utilisées à l'intérieur des bâtiments.


Je visite par ex. une très vieille maison où le ruisseau arrive directement dans la cuisine et peut également être utilisé pour faire chauffer l'eau du bain ! Une volontaire m'explique beaucoup de choses sur la maison et ses particularités et m'offre deux "dai dai", une sorte de pamplemousse local que l'on voit vraiment partout dans les champs alentours.


Non loin de cette vieille demeure, je tombe par hasard sur l'atelier d'un artisan potier :-). Son travail me plait beaucoup et je me laisse tenter par deux godets à Shochu (alcool de riz) et une sorte de mug. Ca fera des petits cadeaux ;-).

Un peu vanné, je rentre à la pension. Vu qu'il n'est pas possible de dîner à la pension aujourd'hui, en soirée, le patriarche de la maison m'emmène en voiture jusqu'à une izakaya (bar à tapas) coréenne tenue par un de ses potes et où je vais dîner.

L'accueil est super, je sympathise immédiatement avec le patron de l'établissement et son fils, jeune homme qui voudrait bien découvrir le monde, mais a l'air un peu coincé dans le petit monde du bar tenu par ses parents.
Les petits plats sont bien bons, mais je mange (trop) peu, bois un peu (beaucoup) trop en compagnie du patron, essayant plein d'alcools différents (grosse erreur). Mes photos sont floues, j'ai oublié de photographier les gens du bar et quand ils me ramènent à la pension vers 22h, mes souvenirs ont beaucoup de trous et je finis accroché à la cuvette des toilettes... Les mélanges d'alcool ne me réussissent vraiment pas !

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